Grand Prix National du Paysage 2022 : la valorisation paysagère et la protection du Cap Fréhel récompensées

juillet 28, 2022
paysageGP Grand Prix National du Paysage 2022 : la valorisation paysagère et la protection du Cap Fréhel récompensées

Le 8e Grand Prix National du Paysage

Hérité de la Convention européenne du paysage et décerné tous les deux ans par le ministère, le Grand Prix national du paysage a pour vocation de promouvoir la pertinence de l’approche et de la pensée paysagères dans le processus de transformation des territoires.

Composé de professionnels reconnus, d’élus, d’experts du paysage, de membres de l’administration ou encore de journalistes, le jury a auditionné les maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvre des cinq projets pré-sélectionnés pour cette édition. Le Grand Prix National du Paysage 2022 devrait être officiellement remis par le ministre chargé de la transition écologique et de la cohésion des territoires à l’automne. Le projet lauréat représentera ensuite la France au Grand Prix du Conseil de l’Europe en 2023.

La restauration du Cap Fréhel récompensée

Le jury a distingué un projet qui a permis une restauration exemplaire du Cap Fréhel, Grand site de France et l’une des plus grandes landes atlantiques existantes. L’effacement et la discrétion du travail du paysagiste a permis de révéler en douceur un lieu autrefois dégradé, et de redécouvrir un paysage grandiose, avec une modestie de moyens. Ce travail est le résultat d’une politique et d’une collaboration au long cours entre Alain Freytet et le Conservatoire du Littoral.

La démarche paysagère, qui allie connaissance fine des territoires, ingénierie locale et participation citoyenne, apparaît ici comme un levier indispensable pour accompagner et déployer la transition écologique dans les territoires.

Découvrez aussi les 4 autres projets présélectionnés

Le jury a également souligné la très grande qualité des quatre autres projets retenus :

  • Le projet de la « Chaîne des parcs du Pôle métropolitain de l’Artois et du Parc Centralité de Lens », porté par le Pôle métropolitain de l’Artois et l’Agence Michel Desvigne Paysagiste. Ce projet a été salué par le jury pour le remarquable travail de maillage réalisé sur un territoire immense de 4 200 ha d’espaces de nature et de loisirs marqué par la géographie héritée de l’activité minière, et le parti pris d’utiliser les délaissés comme vecteurs d’évolution du territoire participant ainsi à la redécouverte d’une identité locale ;
  • Le projet de l’aménagement des rives de la haute Deûle, porté par la société d’économie mixte de la ville de Lille SORELI et l’Atelier de paysages BRUEL-DELMAR. Pour ce projet, le jury a été particulièrement sensible à la qualité du travail réalisé autour de l’eau et de la biodiversité qui donnent une identité forte à ce nouveau quartier avec en filigrane la valorisation et la reconversion d’un ancien patrimoine industriel ;
  • Le projet du « Cercle immense » à la Saline Royale d’Arc-et-Senans porté par l’établissement public de la Saline Royale, l’Agence Mayot & Toussaint et Gilles Clément. Le jury a ici relevé l’intérêt de la démarche qui, par la création de jardins expérimentaux et pédagogiques, tend à démontrer qu’un territoire peut s’appuyer sur des sites patrimoniaux pour se réinventer et proposer une politique patrimoniale et culturelle ambitieuse autour du paysage ;
  • Le projet du parc de la Corniche des Forts porté par la Région Île-de-France et Ilex paysage + urbanisme. Pour ce projet, le jury a notamment salué l’ingéniosité des ouvrages déployés au regard des contraintes inhérentes au site, ancienne carrière de gypse, et le parti pris de préserver un ilot de biodiversité au cœur d’un territoire densément bâti.

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