Interview de M. Marc Fesneau, ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, à RTL le 27 juillet 2022, sur le monde agricole confronté à la sécheresse en France.

juillet 27, 2022

OLIVIER BOY
L’invité politique de RTL ce matin est Marc FESNEAU, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Vous êtes avec nous en studio. On vous a déjà salué, Monsieur le Ministre. On va parler avec vous de cette sécheresse exceptionnelle qui frappe quasiment toute la France. On sera en ligne dans un instant avec des agriculteurs qui nous ont appelé et qui ont des questions directement à vous poser. Mais avant cela, une question sur ce qui s’est passé cette nuit à l’Assemblée nationale. Vous qui étiez ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, notre reporter, Thomas DESPRES, nous a dit que les huissiers n’avaient quasiment jamais vu une telle confusion, une telle tension : les oppositions qui s’allient pour voter 500 millions pour les retraites, contre l’avis du Gouvernement. Le Gouvernement qui revient et qui fait annuler cet amendement à 02h00 du matin. Comment vous allez tenir comme ça, comment vous allez gouverner comme ça, dans un tel climat, pendant 5 ans ?

MARC FESNEAU
D’abord, on a une majorité, certes, relative, qui doit tenir le cap et qui veille à tenir le cap, à la fois budgétaire, en dépenses et en recettes. Et puis deux, ça dépend aussi de la volonté qu’auront les oppositions, d’agir en responsabilité. L’amendement d’hier était un amendement de 500 millions d’euros, porté d’ailleurs par Charles de COURSON, qui à l’époque était plutôt un grand pourfendeur de la dépense publique, et qui appelait souvent à la raison budgétaire. On ne peut pas aligner des dépenses, sans se poser la question des recettes ou des économies. Et donc il y a une forme de responsabilité, parce qu’à la vérité, quand on est parlementaire, on est responsable des deniers publics et on est responsable devant la Nation et devant les citoyens, à la fois des dépenses dont on a besoin, et en même temps de les maîtriser suffisamment, pour ne pas se retrouver avec des difficultés sur la dette et le déficit.

OLIVIER BOY
Merci beaucoup pour votre réponse. Et on va parler maintenant de la situation de la sécheresse. Toute la France est quasiment concernée par les mesures de restrictions sur la consommation d’eau. Il y a cette phrase de Météo France qui dit que le mois de juillet qu’on est en train de vivre sera très probablement le plus sec depuis 1958. D’abord, est-ce qu’il y a un plan d’urgence gouvernemental pour passer l’été ?

MARC FESNEAU
Alors, le plan d’urgence il est d’abord sur la gestion. Il y a 89 départements qui sont avec des mesures de restrictions d’eau de natures diverses, parfois restrictions totales, parfois des restrictions plus relatives, en fonction des débits des cours d’eau et des niveaux de nappes. Donc, ça c’est, l’urgence immédiate c’est de gérer la quantité d’eau qu’on a et de la gérer en fonction des besoins des uns et des autres. Le deuxième sujet, ça va être, on est en train d’évaluer les choses, on a encore nécessité d’aller plus loin sur les dégâts en agriculture, à la fois sur les cultures céréalières et autres, et puis sur les effets sur les prairies, sur l’approvisionnement pour les élevages, et l’inquiétude que l’on a déjà…

OLIVIER BOY
Et quels sont-ils, à votre connaissance aujourd’hui sur les cultures ? On vient de finir la moisson du blé.

MARC FESNEAU
En céréales, c’est très disparate. Il y a des endroits où la moisson est plutôt correcte, puisque le blé avait bénéficié d’eau au moment où il en avait besoin, en avril-mai si je peux dire, d’autres où on a des pertes de rendement de 20 à 30%. Globalement, on aura quand même une récolte correcte au niveau national. En revanche on a une inquiétude sur les cultures qui sont le maïs, le tournesol et puis les prairies principalement, où là on voit bien que certains n’ont pu faire qu’une récolte de fourrage, et donc là on va avoir un sujet d’alimentation du bétail, puisqu’il y a un certain nombre d’animaux qui sont déjà rentrés, parce qu’on ne trouve plus rien dans les prairies, on commence déjà à les alimenter avec du fourrage qui normalement est réservé à l’hiver.

OLIVIER BOY
Mais, à propos du maïs, Gautier DELHON-BUGARD, je vous le disais, notre reporter qui est dans la Vienne, il était avec un pêcheur tout à l’heure, qui dit qu’il y a énormément de dérogations, précisément pour les cultures de maïs, et que c’est eux qui pompent énormément d’eau et qui expliquent que certaines rivières sont transformées, il nous l’a dit, quasiment en chemins de randonnée. Alors, cette problématique, ce paradoxe : il faut produire du blé, mais ils sont très consommateurs d’eau. Comment on peut régler le problème ?

MARC FESNEAU
Eh bien c’est tout le paradoxe et tout l’équilibre qu’on doit gérer, ce qu’on appelle parfois les conflits d’usage de l’eau. Je rappelle que la surface irriguée en France c’est 5% de la surface agricole totale. Donc ramenons les choses à leur juste mesure. Il y a des cultures qui sont plus consommatrices d’eau. Alors, il y a, travailler sur des variétés qui sont moins sensibles au stress hydrique et qui ont moins besoin d’eau. Il y a des territoires, j’étais il y a une quinzaine de jours en Charente où on a réduit la part du maïs, mais le maïs il sert en particulier à l’alimentation animale, donc il faut aussi trouver parfois d’autres cultures, mais les agriculteurs depuis longtemps sont engagés dans cette évolution sur un certain nombre de cultures, moins consommatrices en eau.

OLIVIER BOY
Il n’est pas question de leur demander des économies supplémentaires dans les semaines à venir ?

MARC FESNEAU
Mais ils font des économies d’eau, puisque depuis des années on a une structure de capacité de dépenses en eau, si je peux dire, qui est en réduction, et donc c’est ça que font les agriculteurs, mais en même temps quand vous êtes éleveur, vous avez quand même à un moment besoin de maïs dans un certain nombre de régions.

OLIVIER BOY
Alors, Monsieur le Ministre, je vous dis, nos auditeurs nous ont appelés au 32 10, et c’est d’abord Rock qui nous a appelés. Rock, vous avez 24 ans, bonjour.

ROCK
Bonjour Monsieur le Ministre.

MARC FESNEAU
Bonjour.

OLIVIER BOY
Vous êtes agriculteur dans le Rhône, c’est ça ? Rock, qu’est-ce que vous voulez dire au ministre sur la situation que vous êtes en train de vivre aujourd’hui ?

ROCK
Eh bien écoutez, Monsieur le Ministre, moi j’ai une question, compte tenu que l’on a des restrictions d’eau sur des cultures aujourd’hui notamment maraîchères, c’est des cultures qu’on aura en moins, parce qu’elles vont avoir souffert du manque d’eau, à l’automne, et du coup on devra importer d’autres pays, par exemple des choux, des betteraves, des carottes ou des pommes de terre, alors qu’eux n’auront sûrement pas eu de restrictions d’eau. Donc…

OLIVIER BOY
Qu’est-ce que vous avez comme restrictions en ce moment ? Qu’est-ce qu’on vous demande de faire comme effort ? Et vous produisez quoi d’ailleurs vous, Rock ?

ROCK
Alors, les productions maraîchères. Les restrictions d’eau elles consistent surtout en limite d’horaires, c’est-à-dire que c’est de 21h00 à 09h00 le matin. Et puis un jour sur deux, ça dépend des départements ou des régions.

OLIVIER BOY
Et vous trouvez, votre production va être impactée pour le coup, vous, avec ce manque d’eau.

ROCK
Ah oui, toutes les plantes qui sont au stade de semis, c’est le moment où le besoin en eau est le plus délicat, le plus précis, et on n’a pas de toute la panoplie de ce qu’on voudrait faire.

OLIVIER BOY
Alors, Monsieur le Ministre, est-ce qu’on va manquer de nourriture, entre guillemets, ou en tout cas est-ce qu’on va devoir en importer plus et quelles conséquences cela pourrait avoir sur les prix ?

MARC FESNEAU
Alors d’abord, dans tous les pays européens, je parle avec mes collègues européens, il y a des mesures de restriction d’eau, parce qu’on a des difficultés. Deuxième chose, je sais les efforts que ça nécessite dans le milieu agricole, comme l’a dit cet agriculteur, et il a raison de dire que ça peut poser des questions de souveraineté, c’est-à-dire, on a besoin, je le répète, en agriculture, ce n’est pas une affaire nouvelle, c’est pluriséculaire pour ne pas dire plurimillénaire, pour cultiver on a besoin d’eux. Alors, il y a un sujet sur lequel on travaille, issu des travaux de ce qu’on a appelé le  » Varenne de l’eau « . Comme on a un volume d’eau…

OLIVIER BOY
Avant, on n’en manquait pas d’eau. Aujourd’hui c’est…

MARC FESNEAU
Eh bien on a un dérèglement climatique…

OLIVIER BOY
On a toujours eu besoin d’eau pour faire de la culture, mais on en manque aujourd’hui.

MARC FESNEAU
Ce n’est pas tout à fait exact si je peux me permettre. Il y a un certain nombre d’endroits où on avait déjà des mesures, où on avait chaque année des problèmes d’eau. Le barrage de Serre-Ponçon il n’a servi à rien d’autre, entre autres, que de permettre aux agriculteurs de bénéficier d’eau dans les périodes où il y avait dans le Sud-est, dans cette grande région qui manque souvent d’eau, d’avoir accès à l’eau. Simplement on a un dérèglement climatique qui fait que les événements sont beaucoup plus violents et beaucoup plus longs – je parle sous l’oeil de Louis BODIN – on a des éléments…

OLIVIER BOY
Et beaucoup plus récurrents.

MARC FESNEAU
Et beaucoup plus récurrents, donc on a besoin de raisonner la ressource en eau dans sa capacité dans l’année à en stocker quand on a des excès d’eau, d’en stocker un peu, une part, pour après pouvoir la restituer au moment où les agriculteurs en ont besoin. Donc c’est ça le travail qu’on a à faire, c’est d’essayer de se prémunir des épisodes comme ceux qu’on a, en ayant plus de réserves en eau.

OLIVIER BOY
Et on est à quel stade, précisément, Gautier DELHON-BUGARD, d’ailleurs, dans la Vienne, va nous parler d’un projet justement précisément pour stocker l’eau l’hiver, et s’en servir l’été. On est prêt à le faire, on est prêt dans combien de temps à faire ça ?

MARC FESNEAU
C’est l’issue des travaux qui ont été menés à l’automne dernier pour faire face à ces épisodes de dérèglement climatique et notamment les épisodes de sécheresse. Il y a un certain nombre de projets dans les territoires. L’idée c’est qu’on puisse déployer ça à partir de l’année prochaine, pour qu’on puisse avoir des premiers projets qui sortent de terre. C’est des projets sur lesquels il y a une grande vigilance du Gouvernement par ailleurs, en termes de volume qui est collecté, et puis deux, d’impact éventuellement sur l’environnement. Mais je pense que c’est fait avec sérieux et que désormais, dans tous les pays du monde, ce sujet de l’accès à l’eau et de la réserve en eau quand il y a beaucoup d’eau qui tombe, est un sujet qui est sur la table, et sur laquelle nous travaillons.

OLIVIER BOY
Alors, la semaine dernière, le directeur délégué de SUEZ était l’invité de RTL à votre place, au micro de Stéphane CARPENTIER, il disait que parmi les solutions qui existaient, c’était de pouvoir autoriser les agriculteurs à utiliser de l’eau déjà traitée, de l’eau qu’on a déjà utilisée tout un chacun. La France a moins le droit de le faire que certains de nos voisins européens. Est-ce que ça fait partie des pistes et des projets ?

MARC FESNEAU
Ça fait partie des pistes. En effet c’est l’eau, produit de l’eau de l’alimentation humaine, si je peux dire, de l’eau qui est utilisée par les êtres humains, et c’est vrai qu’on va essayer de regarder dans un certain nombre de cas, dans quelle mesure on peut utiliser cette eau, une fois qu’elle est retraitée, parce que c’est un cercle vertueux, c’est au fond on recycle en permanence. Et donc oui, c’est un élément, c’est un des éléments qui est sur la table, et aussi…

OLIVIER BOY
Parce que l’eau qui sort de chez nous, tous les jours, est finalement perdue et s’en va dans la nature, parfois dans les rivières…

MARC FESNEAU
Elle s’en va dans la nature, elle n’est pas complètement perdue, mais il y a une partie que l’on peut…

OLIVIER BOY
Non mais pas forcément dans les nappes phréatiques.

MARC FESNEAU
Il y a une partie qu’on peut effectivement collecter et réutiliser, ça fait partie des pistes de travail. Evidemment, avec les conditions sanitaires, parce qu’on est un pays qui aime beaucoup les normes, et on a besoin de le faire, mais il y a des tas de pays qui le font déjà, et ça fait partie des pistes en effet qui sont devant nous.

OLIVIER BOY
Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture, vous êtes avec nous sur RTL, on va accueillir Philippe qui nous a appelés également au 32 10. Bonjour Philippe.

PHILIPPE
Oui bonjour.

OLIVIER BOY
Vous êtes éleveur de brebis, vous, à Montpellier. Quelle est la situation dans votre exploitation, dans votre ferme ?

PHILIPPE
Je suis éleveur de brebis en Lozère, notre situation elle est simple : depuis le 1er janvier on n’a pas 200 mm d’eau, donc on est, sans parler de l’eau pour les champs, il n’y a plus d’eau pour faire boire. C’est une situation inédite, honnêtement je pense qu’on n’a jamais vu ça. Mais honnêtement, je vais vous le dire, ce n’est pas le problème, parce que la sécheresse ça fait partie de notre métier, en élevage, ce qu’on fait, c’est qu’on tâche d’avoir du stock, un peu de stock d’avance, pour prévenir justement la sécheresse. Sauf qu’au jour d’aujourd’hui, Monsieur le Ministre, moi le stock…

OLIVIER BOY
Du stock, pardon, du stock d’eau ou du stock de nourriture pour vos animaux ?

PHILIPPE
Du stock de nourriture que l’on tâche d’avoir un peu d’avance pour quand il arrive une période de sécheresse. Sauf qu’au jour d’aujourd’hui, Monsieur le Ministre, le gasoil je le payais 600, 700 €/tonne, je le paie 1 400. L’engrais il a triplé. Je ne vous parle pas de tout le reste. Chez moi c’est 60 000 €. 60 000 € de trésorerie à sortir. Je ne les ai pas. Comment je fais ? Je stocke les factures. Je stocke les factures, et encore les fournisseurs me font confiance. Mais j’ai peur, j’ai peur pour mon exploitation. J’ai peur. J’ai plus peur de ça, que de la sécheresse.

OLIVIER BOY
Philippe, le ministre va vous répondre évidemment. Quand vous entendez, on a entendu sur RTL, notamment des pêcheurs qui disent : c’est à cause de l’agriculture que les rivières sont à sec, parce qu’ils utilisent trop d’eau et l’irrigation est trop forte, qu’est-ce que vous répondez à cela ?

PHILIPPE
Mais il faut qu’il pleuve. Mais il faut qu’il pleuve ! Il ne pleut pas ! Et ce qui va se passer, c’est que dans peut-être 3 mois on va avoir 10, 20 cm d’eau par jour, et elle va se barrer, l’eau elle va tout arracher, et on est incapable de la stocker. Vous savez ce que l’on va faire, nous, ici, dans notre région ? On va aller chercher la bouffe pour nos animaux en Espagne. Vous savez, en Espagne je crois que c’est un pays chaud et sec, sauf que eux ils ont travaillé sur l’eau, ils récupèrent l’eau des Pyrénées…

OLIVIER BOY
On en parlait il y a un instant.

PHILIPPE
… et ils ont de la bouffe à vendre.

OLIVIER BOY
On entend le témoignage de Philippe, Monsieur le Ministre de l’Agriculture, le système ne fonctionne pas en France visiblement, il y a un problème.

MARC FESNEAU
Si vous me permettez, il y a deux sujets. Il y a le sujet qui a été évoqué, du stockage de l’eau, je rencontrais d’ailleurs les élus lozérien et les représentants du monde agricole hier, pour évoquer cette question et pour voir avec les solutions. D’abord on a un sujet immédiat, c’est un sujet qui a été évoqué, c’est un sujet de trésorerie. Et donc il faut regarder au travers des prêts garantis par l’Etat, d’un certain nombre de dispositifs, de dialogue avec les banques, comment on fait en sorte que les agriculteurs puissent aujourd’hui s’approvisionner en fourrage, en alimentation du bétail, parce qu’effectivement ils ont besoin dès à présent de pouvoir le faire, or il y a un certain nombre de dispositifs qui n’arrivent qu’un peu plus tard dans la saison. Et donc on a besoin dès à présent d’alléger les trésoreries des agriculteurs pour leur permettre d’accéder simplement à l’alimentation animale. Et puis le deuxième sujet, on est en Lozère, 200 mm, la Lozère c’est 1 700 mm d’eau qui tombe chaque année. Donc, voyez la mesure du déficit, ça veut dire qu’il devrait en tomber 1 500 mm d’ici la fin de l’année. Et donc c’est en cela que ce monsieur a raison, il faut regarder ce qu’on peut capter d’une partie de cette eau, 1 700 mm, la moyenne nationale je crois que c’est 800 mm…

OLIVIER BOY
Mais vous serez capable de le faire déjà pour les prochaines précipitations ? Non.

MARC FESNEAU
Non. Mais vous voyez bien qu’il faut mettre, c’est quand même des ouvrages qu’il faut construire, donc je ne me livrerai pas à la démagogie pour dire que ça va très vite, mais en tout cas on est…

OLIVIER BOY
Ça ne sera pas fait cet automne.

MARC FESNEAU
Ça serait un peu facile, vous avez raison. Mais sur le moyen terme…

OLIVIER BOY
Non non, je disais  » ça ne sera pas fait cet automne « , je ne me serais pas permis.

MARC FESNEAU
Ce n’est pas facile, ce n’est effectivement pas facile, mais sur le moyen terme, effectivement il faut se poser la question, c’est vrai qu’il y a un certain nombre de pays, ce n’est pas une surprise si c’est les pays méditerranéens comme les Espagnols, qui ont déjà posé ces questions-là, il faut qu’on les pose, que désormais on a l’équation qui est posée, désormais il faut faire des ouvrages.

OLIVIER BOY
Et on est face aux mêmes problèmes que les pays plus au Sud que nous, et ça ne va pas changer.

LOUIS BODIN
Est-ce que je peux dire quelque chose, Olivier ?

OLIVIER BOY
Oui Louis, qu’est-ce que vous vouliez ajouter ?

LOUIS BODIN
Rajouter que les quantités de pluie qui tombent sur la France, sont toujours les mêmes, et donc effectivement c’est juste une gestion et une façon de retenir ou d’utiliser cette eau qui doit évoluer. Les quantités de pluie qui tombent sur la France sont toujours les mêmes, sauf peut-être près de l’Arc méditerranéen.

MARC FESNEAU
Effectivement, ce n’est pas le même rythme chaque année, mais c’est la même quantité, et donc c’est le travail qu’on a à faire, de réguler pour pouvoir en disposer quand on en a besoin, comme des périodes comme celle-là.

OLIVIER BOY
Merci beaucoup Monsieur le Ministre Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture, merci d’avoir été l’invité de RTL.

MARC FESNEAU
Merci à vous.

OLIVIER BOY
On remercie les deux auditeurs qui nous ont appelés, Rock et Philippe, pour leur témoignage édifiant.

Source : Service d’information du Gouvernement, le 28 juillet 2022

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