Illettrisme : pour une meilleure détection au cours de la scolarité

mai 27, 2022
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Pour expliquer ce constat, le rapport met en évidence des dysfonctionnements tant au niveau de la politique nationale de lutte contre l’illettrisme qu’au niveau du suivi des élèves à l’école :

  • la lutte contre l’illettrisme est principalement représentée par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) créée en 2001. Si son action comme centre de ressources est reconnue, son champ d’action se limite aux adultes ;
  • à l’école, de la maternelle au lycée, la fragilisation progressive des élèves en lien avec une difficulté d’apprentissage, entraîne une relégation scolaire. Les élèves en difficulté sur la compréhension de l’écrit ou en lecture sont majoritairement dirigés vers les lycées professionnels.

Le rapport pointe un paradoxe : le phénomène de l’illettrisme est de mieux en mieux connu (notamment par les statistiques à l’issue des JDC) mais sa détection au niveau individuel est relativement inopérante. « De la maternelle – voire avant – jusqu’en 3e, des alertes sont ignorées, des seuils mal négociés, des apprentissages essentiels manqués, creusant d’année en année des écarts devenus irréversibles« .

Il s’agit donc d’adopter des « mesures-réflexes » pour réagir au plus près des élèves. Pour cela, le rapport recommande notamment :

  • de renforcer la formation des enseignants ;
  • de détecter et alerter au plus tôt, y compris au stade préscolaire, sur les difficultés rencontrées par les enfants. La détection doit être immédiatement suivie de « gestes pédagogiques » adaptés.

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