Comment aider les réfugié·e·s d’Ukraine et d’ailleurs en 4 étapes !

mars 30, 2022

La crise en Ukraine, comme de nombreux autres conflits, nous fait sentir impuissant·e·s face à une situation qui nous dépasse. Un sentiment de fatalité peut vite s’installer en nous mais il ne faut pas le laisser prendre trop de place car nous pouvons toutes et tous agir à différents niveaux. Il est important de continuer d’espérer qu’ensemble nous pourrons faire évoluer positivement la situation même lorsque cela semble impossible. Il est surtout important de passer à l’action et d’aider les personnes dans le besoin pour apaiser, au moins un peu, leur douleur. Mais concrètement, comment faire pour les aider ? Nous vous délivrons plusieurs pistes pour vous rendre utile !

1. Faire un don pour financer l’aide humanitaire en Ukraine et ailleurs. 

Oxfam, comme d’autres organisations, s’engage à défendre les droits et porter assistance aux personnes dans le besoin partout dans le monde, y compris auprès de la population ukrainienne. Certaines associations sont déjà en action en Ukraine où elles apportent leur soutien en fournissant des produits de première nécessité comme de l’eau, de la nourriture ou encore un abri. Elles mettent en place leur mission pour mener une action qui réponde aux besoins spécifiques et réels des populations. Nous, organisations humanitaires, travaillons ensemble et coordonnons nos actions pour assurer la meilleure réponse possible et la plus efficace. Des besoins spécifiques, comme l’accès à l’eau potable, un abri ou de la nourriture, sont dès maintenant identifiés, mais de nouveaux défis apparaitrons dans le futur. C’est avec des dons comme le vôtre que nous pourrons y répondre aujourd’hui comme demain.

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2. Agir pour l’ensemble des réfugié·e·s du monde !

Pour les déplacé.e.s ukrainiennes, comme pour tous les autres réfugié·e·s du monde, nous pouvons demander à nos gouvernements d’agir pour accueillir dignement toute personne fuyant la guerre. Le conflit en Ukraine a entrainé une réponse inédite de l’Union européenne : tous les états sont désormais tenus de fournir une protection minimale aux personnes fuyant l’Ukraine, notamment en fournissant directement un titre de séjour pour le temps d’exil, qui peut aller jusqu’à 3 ans, permettant l’accès à l’emploi, au logement, à la protection sociale et à l’éducation. Cette décision historique est évidemment encourageante mais nous ne pouvons pas ignorer que bien avant la situation en Ukraine d’autres personnes fuyaient leurs pays sans pour autant trouver un pareil accueil en Europe.

Nous faisons face à une véritable inégalité de traitement qui ne peut perdurer. De nombreuses personnes se sont battues et se battent encore pour être reconnues comme réfugié·e et obtenir le même titre de séjour leur permettant la possibilité de reconstruire leur vie en sécurité et dignité loin des conflits.

Pour agir, c’est simple, joignez-vous à nous pour demander à ce que des mesures efficaces soient prises par nos gouvernements afin d’accueillir dignement l’ensemble des réfugié.e.s d’où qu’ils viennent !

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3. Communiquer sur les « crises oubliées » qui ont elles aussi besoin de soutien et de visibilité. 

Le conflit Ukrainien n’est malheureusement pas une situation isolée. Partout dans le monde, de nombreux pays souffrent de violentes crises. Notre système humanitaire étant largement sous-financé, des engagements plus forts doivent être faits par les décideurs·euses politiques.

La crise au Sahel :

Au Sahel, une région où la France a une forte influence, la crise est multiple : économique, sécuritaire, humanitaire, climatique ou encore alimentaire. La population déplacée augmente fortement aussi, seulement dans le dernier mois de janvier 2022 plus de 150 000 personnes ont devenues de nouvelles déplacées internes au Burkina Faso.

Malgré l’évidente crise et implication de la France l’attention dédiée reste limitée, ce qui a aussi un impact sur les financements humanitaire : pour toute l’année 2021, la région voyait son plan de réponse humanitaire financé qu’à 42% (déjà moins des engagements vis-à-vis du plan de réponse pour l’Ukraine, qui a atteint presque 45% dans le premier mois de crise).

Plus d’informations sur la crise au Sahel 

Les crises les plus longues souffrent de cette situation, malgré des caméras de télévision qui ont tourné en Afghanistan, des millions de personnes sont toujours confrontées à une insécurité alimentaire majeure. Dans la Corne de l’Afrique, 21 millions de personnes sont déjà en situation d’insécurité alimentaire grave. Les effets de la sécheresse, des inondations, des conflits, des invasions de criquets et du manque de pluie ont des conséquences gravissimes sur les populations civiles où le risque d’une famine généralisée menace la vie de 28 millions de personnes en Ethiopie, Kenya, Soudan du Sud ou Somalie

Des crises éclipsées mais aussi aggravées par le conflit en Ukraine !

La région de la mer Noire est l’une des principales exportatrices de céréales du monde. Ce sont près de 50 pays qui dépendent de l’Ukraine et de la Russie pour plus de 30% de leurs besoins en importation de blé. Les hausses des prix des produits de base que nous pouvons constater actuellement, entraînent une inflation alimentaire qui n’est pas sans conséquences sur les populations déjà touchées par les crises alimentaires préexistantes.

Il est ainsi nécessaire de mettre en lumière les autres régions du monde souffrant de crises et conflits. C’est de cette façon que nous pousserons tous les gouvernements et bailleurs de fonds à agir pour aider les communautés et les organisations présentes sur le terrain travaillant sans relâche pour apporter des solutions.

Au Sahel, l’insécurité alimentaire menaçait déjà la vie de millions de personnes. La production céréalière a chuté au cours des 12 derniers mois et les stocks seront sûrement épuisés plus tôt que prévu. La crise en Ukraine ne fait qu’aggraver le scénario prévu : les prix augmentent et la disponibilité de denrées alimentaires internationale chute.

4. Agir maintenant pour éviter de futures crises humanitaires

La pandémie du Covid-19 l’a très bien démontré, les situations de crises viennent maintenant se superposer les unes aux autres demandant des actions complètes et inscrites dans le long terme. Les réponses qui s’organisent doivent considérer la complexité de notre monde et notamment l’imbrication des différents conflits pour être véritablement efficaces.

C’est également ce que démontre le réchauffement climatique, ses effets agissent comme des catalyseurs sur les conflits qui deviennent de plus en plus graves et complexes. Les conséquences dramatiques du réchauffement climatique ne peuvent à présent plus être ignorées et imposent une réflexion inscrite sur le long terme. Car, comme nous le savons, nous devons opérer rapidement des changements durables dans nos modes de vies pour pouvoir réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 45% avant 2030.  Les pays riches ont un rôle important à jouer pour atteindre cet objectif, ce sont eux, polluant davantage, qui doivent prendre des mesures ambitieuses pour respecter, à minima, les accords de Paris. C’est uniquement au travers d’un changement de trajectoire effectif que les conséquences déjà visibles du réchauffement climatique pourront s’estomper.

En savoir plus

Si la réponse apportée au conflit en Ukraine doit être rapide et efficace afin de venir en aide aux personnes dans le besoin, nous devons également travailler quotidiennement à ce que les personnes qui souffrent partout dans le monde ne soient pas oubliées. De plus, se poser maintenant les bonnes questions est essentiel pour réduire, voire éviter, les catastrophes de demain.

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